Les cultures
Au Chêne Pilé, la terre raconte l’histoire de ceux qui l’ont façonnée. La ferme consacre 2 hectares de terres à la culture du blé. Elle dispose également d'un espace de démonstration où sont cultivés notamment le maïs, le tabac et le tournesol. .
La culture du blé au Chêne Pilé
Le blé est la céréale majeure du centre de la France, principalement destinée à la fabrication du pain. Pour garantir une récolte de qualité, les semailles s'effectuent en lignes à l'aide de semoirs mécaniques, une méthode qui permet d'économiser la semence tout en assurant une levée plus régulière et un rendement plus élevé.
Durant sa croissance, la plante nécessite des soins culturaux précis : le sol est travaillé par des binages et des sarclages afin d'aérer la terre et d'étouffer les mauvaises herbes. Ces interventions favorisent le tallage, un phénomène naturel où chaque pied se divise pour former plusieurs tiges, augmentant ainsi la densité de la récolte.
La récolte : du geste à la machine
La moisson désigne l'ensemble des travaux de récolte des céréales. Autrefois, ce travail s'effectuait manuellement à l'aide d'outils tranchants : la faucille (unie ou dentelée) pour couper les tiges une à une, ou la sape, une petite faux à manche court permettant un travail plus rapide.
Avec la mécanisation, la moissonneuse javeleuse et la moissonneuse-lieuse ont peu à peu remplacé la main de l'homme : cette machine coupe les tiges près du sol sans égrener les épis et les dépose sur le champ sous forme de javelles.
Dans certaines conditions, les gerbes sont réunies en moyettes, de petits tas organisés pour permettre au grain de finir sa maturation tout en le protégeant des intempéries avant son transport à la ferme.
Le battage et le nettoyage
Une fois les céréales rentrées, l'étape suivante consiste à séparer le grain de la paille et de la balle. Si le battage s'effectuait autrefois au fléau, il a été ensuite réalisé par la batteuse mécanique, une machine mue par un manège à chevaux ou une locomobile.
Le blé est battu en passant entre un tambour tournant rapidement (le batteur) et une partie fixe (le contre-batteur). Le nettoyage final est assuré par le tarare, qui chasse les poussières et les débris de paille, tandis qu'un trieur élimine les mauvaises graines et les grains cassés.
Aujourd'hui, toutes ces étapes successives sont regroupées, on utilise principalement des moissonneuses-batteuses qui réalisent simultanément la coupe, le battage et le nettoyage du grain.
La conservation des grains
La préservation de la récolte est une étape cruciale pour maintenir la qualité des grains destinés à la consommation ou aux semences futures. Les grains sont entreposés en tas ou dans des contenants, dans des greniers secs et parfaitement aérés. Il est indispensable de remuer les tas de temps à autre pour éviter tout échauffement dû à l'humidité, ce qui altérerait la qualité de la farine.
L'espace de démonstration
En marge de la production principale de blé, l'association consacre un espace spécifique à la démonstration de cultures variées telles que le maïs, le tabac et le tournesol. Cette zone pédagogique permet d'illustrer la polyculture traditionnelle du centre de la France, où chaque plante répond à des besoins précis.
La présence du tabac et du tournesol rappelle l'importance des plantes industrielles et oléagineuses dans l'assolement historique des terres de l'Indre-et-Loire.
Cet espace sert de support visuel pour expliquer les principes de rotation des cultures et l'adaptation des outils de récolte à la morphologie de chaque plante.